Tu te lèves déjà fatiguée, tu as envie de rester sous la couette et ton moral baisse en même temps que la lumière ? Tu n’es pas seule. Chaque automne, beaucoup de femmes me décrivent ce même coup de mou.
On met souvent ça sur le compte de la rentrée, du stress ou du temps gris. C’est en partie vrai. Mais il y a un nutriment que l’on oublie trop souvent de vérifier à cette période de l’année : la vitamine D.
Pourquoi le soleil d’automne ne suffit plus au Québec
Ton corps fabrique la vitamine D quand ta peau reçoit les rayons UVB du soleil. C’est pour ça qu’on l’appelle la « vitamine soleil ».
Le problème, c’est qu’à Montréal, on vit autour du 45e parallèle. D’octobre à mars environ, le soleil est trop bas dans le ciel : les UVB n’arrivent presque plus jusqu’à nous. Même si tu te promènes dehors par une belle journée d’automne, ta peau n’en produit pratiquement plus.
Ajoute à ça les journées qui raccourcissent, le travail à l’intérieur et les vêtements qui couvrent de plus en plus ta peau. Résultat : tes réserves accumulées pendant l’été s’épuisent peu à peu, souvent sans que tu t’en rendes compte. Et si ton taux était déjà bas avant l’automne, ou si tu étais carencée, ces réserves fondent encore plus vite : tu peux te retrouver en manque dès les premières semaines de froid.
La vitamine D, bien plus qu’une vitamine pour les os
Tu connais sûrement son rôle pour les os : elle aide ton corps à absorber le calcium. Mais en micronutrition, on la considère presque comme une hormone, car elle agit sur de nombreux tissus. Elle participe notamment :
- au bon fonctionnement de tes muscles et à ta force physique ;
- à l’équilibre de ton système immunitaire, précieux à l’approche de l’hiver ;
- à la régulation de ton humeur, via son lien avec certains neurotransmetteurs ;
- à ton énergie au quotidien.
Quand elle vient à manquer, c’est donc tout ton équilibre qui peut s’en ressentir, et pas seulement ton squelette.
Les signes qui peuvent t’alerter
Un manque de vitamine D est souvent silencieux. Certains signes peuvent quand même te mettre la puce à l’oreille :
- une fatigue persistante, même après une bonne nuit ;
- des douleurs musculaires ou une sensation de faiblesse ;
- des rhumes à répétition ;
- un moral en berne ou une baisse de motivation ;
- des douleurs osseuses diffuses.
Attention, ces signes ne sont pas propres à la vitamine D. Une fatigue d’automne peut aussi venir d’un manque de fer, d’un déséquilibre thyroïdien, du stress ou d’un sommeil perturbé. C’est justement pour ça qu’il vaut mieux vérifier plutôt que deviner.
Faire doser ta vitamine D : le bon réflexe
La seule façon de connaître ton statut, c’est une prise de sang qui mesure la 25-hydroxyvitamine D, aussi appelée 25(OH)D. Tu peux en parler à ton médecin, ou passer par un laboratoire privé.
L’idéal est de faire ce dosage en début d’automne, puis éventuellement à la fin de l’hiver. Tu sauras ainsi d’où tu pars et si ce que tu mets en place fonctionne vraiment.
En consultation, j’aime regarder ce résultat avec le reste de ton bilan (fer, ferritine, thyroïde…). C’est cette vision globale de ton terrain qui permet d’agir de façon ciblée et durable.
Supplémentation et lumière : les bons gestes
L’alimentation seule ne permet pas de couvrir tes besoins en hiver. Santé Canada fixe l’apport recommandé à 600 UI par jour pour les adultes de 19 à 70 ans, avec un maximum de 4 000 UI par jour, toutes sources confondues. Ostéoporose Canada recommande d’ailleurs à tous les adultes canadiens d’en prendre toute l’année. La bonne dose pour toi dépend de ton dosage sanguin, de ton âge et de ta santé : c’est un point à voir avec un professionnel, plutôt qu’au hasard en pharmacie.
Et n’oublie pas la lumière ! Même si elle ne fait plus produire de vitamine D, sortir chaque matin à la lumière du jour aide ton horloge interne, ton sommeil et ton moral.
En résumé
Si tu sens ton énergie fondre avec l’arrivée de l’automne, ce n’est pas une fatalité. Au Québec, le manque de vitamine D est fréquent en hiver, et c’est un des premiers éléments à vérifier. Pendant les mois sombres, la supplémentation devient souvent indispensable pour maintenir un bon niveau.
Écoute ton corps, fais doser ta vitamine D, nourris-toi avec des aliments de saison, supplémente-toi avec une dose adaptée à ton bilan et garde ton rendez-vous quotidien avec la lumière. Ce sont de petits gestes, mais ils peuvent tout changer pour passer l’hiver avec plus d’énergie.
Tu aimerais faire le point sur ta fatigue et comprendre ce qui se passe dans ton corps ? Je t’accompagne en consultation pour analyser ton terrain et construire avec toi un plan adapté.
Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Avant de commencer une supplémentation, parles-en à un professionnel de la santé.
